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Atelier d'écriture à Port-Vila

Stéphane Camille
Atelier d’écriture
La magie des mots avant Noël

Près de dix personnes, lycéens, étudiants et adultes très motivés, ont suivi l’atelier « Ecrire une courte nouvelle» animé par Stéphane Camille fin décembre 2009. Le passage de ce traducteur, écrivain et journaliste, qui connaît le Vanuatu pour y avoir séjourné pendant sept ans, a été également l’occasion d’une première, un « kava littéraire » de l’Alliance française sous forme de rencontre et présentation de livres au nakamal Galaxie, à Freswota.
Organisé grâce au financement de la Coopération régionale, l’atelier, qui s’est déroulé sur trois jours, a alterné lectures, exercices ludiques de style et d’écriture et création de deux nouvelles à partir de données communes. Les bases de l’écriture d’une troisième nouvelle, ou d’un texte court en prose, sur un thème au choix des participants, ont été jetées. D’ores et déjà, l’atelier a abouti à des créations originales de très bonne qualité. Plusieurs de ces travaux devraient être prochainement mis en ligne sur notre site et les meilleurs auront une chance d’être publiés ultérieurement.
Publication en vue
En effet – et ce message s’adresse à toutes les « plumes », confirmées ou non, du Vanuatu – l’Alliance compte éditer un recueil de textes de jeunes auteurs en 2010. De plus, un numéro spécial de la belle revue littéraire Episodes de Nouvelle-Calédonie, dont la parution est prévue pour la fin de la même année, sera consacré au Vanuatu. Alors n’hésitez pas à envoyer dès maintenant vos textes (nouvelles, poésies, portraits, extraits d’essais ou de romans...) à l’animateur de l’atelier qui sera chargé de la rédaction en chef de ce numéro spécial. Et faites-le savoir autour de vous !
Contacts :
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Stéphane Camille, Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

atelier d'écriture port-vila


kava littéraire

 
Deux lézards au Vanuatu

DEUX LEZARDS AU VANUATU!

L’Alliance française accueille du 20 au 30 décembre les Enfants migrateurs dans le cadre d’une tournée financée par la Coopération régionale. Le duo de conteurs présentera son spectacle « Les deux lézards » à Port-Vila ainsi que dans différents villages d’Efate.

A l’Alliance française, une représentation est organisée le mercredi 23 décembre à 16h00.

Le programme de l'ensemble des représentations est le suivant:

Lundi 21  à 16h00: Communauté de Sulfur Bay (premier chemin à gauche après Wan Smol Bag)

Mardi 22 à 10h00: marché de Port-Vila

Mardi 22 à 16h00: Chez Jean-Pascal Wahen à Black Sand

Mercredi 23 à 16h00: Alliance française

Jeudi 24 à 16h00: SuperSud Nakamal, route du Second Lagon

Dimanche 27 à 16h00: Grand Banyan, chez Odile et Eric Leroux, Club Hippique

Lundi 28 à 16h00: Natongtong, chez Timoti Andrew, première piste à gauche après pont d'Erakor

Mardi 29 à 16h00: Turanambe, FSP, Anabrou

« Les deux lézards »

Avec : Eric Dudognon et Sylvain Lorgnier
Ricou et Sylvain s’aventurent dans la jungle des contes Africains. «Frica ! L’Afrique c’est chic» C’est chic mais rempli d’animaux: des animaux revisités façon Tex Avery ! De crânes doués de parole, de patati et de patata, de chef cruel, de grand-mère édentée tentant de se faire entendre.

Durée : 60mn

A partir de 6 ans.

Entrée libre et gratuite/ infos: 22947

 
Lancement de la nouvelle édition de Tôghàn

LANCEMENT DE LA REEDITION DE TOGHAN DE MARCEL MELTHERORONG

Le lancement de la nouvelle édition de Tôghàn, préfacée par Jean-Marie Gustave Le Clézio, prix Nobel de littérature en 2008 a eu lieu jeudi 10 décembre à l’Alliance Française de Port-Vila.

Lors du « kavactèle » organisé pour l’occasion, Georges Cumbo, le Délégué général de l’Alliance française a souligné l’importance de ce roman dans l’histoire culturelle du Vanuatu. En effet, Tôghàn est le premier roman de Marcel Melthérorong mais également le premier roman écrit par un Ni-Vanuatu. C’est donc un livre événement.

La première édition sortie en 2007 a connu un réel succès à Port-Vila mais aussi dans le Pacifique francophone. Par ailleurs, lors de la participation de Marcel Melthérorong au Salon du livre de Paris, Tôghàn avait été remarqué par des critiques et s’était retrouvé parmi les six livres en compétition pour le Prix du livre RFO 2007.

Tôghàn a été enfin remarqué par Jean-Marie Gustave Le Clézio qui connaît le Vanuatu, sujet central de son livre Raga, le continent invisible. Jean-Marie Gustave Le Clézio avait d’ailleurs fait part à Marcel Melthérorong de son admiration dans un courrier. Ce témoignage a mené à l’avant-propos qui figure dans la nouvelle édition.

Durant la soirée a été diffusée une interview de Jean-Marie Gustave Le Clézio menée par une jeune étudiante du Lycée français de Port-Vila, Prisca Virelala.

Etait également présent à cette soirée de lancement le chef Vincent Boulekone, qui avait coutumièrement ouvert le chemin à Jean-Marie Le Clézio dans son périple au Vanuatu. Le chef a insisté sur le fait qu’il est primordial pour les jeunes du Vanuatu de se lancer dans la littérature, et de suivre la pirogue que Marcel Melthérorong a mis à la mer en publiant son premier livre. Marcel Melthérorong a lui aussi prononcé un discours affirmant qu’il est du devoir des jeunes non seulement d’écrire mais de publier, afin de décrire les aléas de leur génération.

Vous pouvez vous procurer la nouvelle édition de Tôghàn au prix de 1200 vt à l’Alliance française de Port-Vila. Vous pouvez également passer commande sur le site de Bookin www.pacific-bookin.com

Si vous voulez en savoir plus sur l’histoire de Tôghàn et de son auteur, rendez-vous sur notre site Internet à l’adresse suivante

http://www.alliancefr.vu/fr/culture

marcel melthéororong et georges cumbo

 

chef vincent boulékone

 
Voyage au coeur du Festival des Arts

TROISIEME EDITION DU FESTIVAL NATIONAL DES ARTS

 




Du 1er au 6 novembre 2009 s’est tenue la troisième édition du Festival National des Arts, à Port Vila. Ce festival haut en couleurs a permis de rassembler des milliers de personnes venues de toutes les îles du Vanuatu, mais aussi des quatre coins du Pacifique. Symbole d’un véritable échange culturel, ce festival a été l’occasion de remettre les arts de la culture mélanésienne au goût du jour.  Légendes, danses, contes traditionnels, mais aussi magie, dessins sur sable, art culinaire et musique étaient au rendez-vous.

Le festival a débuté avec une cérémonie d’ouverture où, comme à l’accoutumée, une dizaine de cochons ont été sacrifiés en l’honneur des chefs des différentes provinces s’étant déplacés pour l’évènement. Chacun à leur tour, les chefs se sont exprimés sur l’importance de préserver la coutume, appelée kastom en bichelamar.


Petit détour historique

Pour comprendre l’ampleur et l’importance du Festival des Arts, faisons un petit détour par l’histoire. La société mélanésienne a été, tout au long du XIXème siècle, fortement déstabilisée par le choc des cultures. Le trafic de main d’œuvre, mieux connu sous le nom de blackbirding, et la colonisation de l’archipel ont profondément bouleversé les sociétés traditionnelles. Mais c’est surtout l’évangélisation du Vanuatu, à l’époque encore appelé Nouvelles Hébrides, qui a détruit peu à peu l’ordre traditionnel. En effet, les missionnaires s’étaient fixé comme but de redonner une âme au peuple au sein duquel ils vivaient.
Pour cela, il fallait reconstruire autour d’une identité religieuse. L’ordre traditionnel, à leurs yeux l’ordre païen, devait se substituer à l’ordre chrétien.
Ainsi, les lieux de l’identité et les sites d’habitat mélanésiens, chargés de sens et de symboles, furent tout simplement abandonnés, l’ensemble des coutumes étant combattu par les missions chrétiennes. Nombre de croyances et de rites traditionnels comme les danses et les chants étaient désormais condamnés à disparaître de l’horizon.


Le retour de la Kastom


Missionnaires et colons furent alors convaincus d’avoir fait disparaître l’authenticité et les coutumes de la société mélanésienne. Pourtant, malgré un processus indéniable d’acculturation rapide et tous les bouleversements sociaux, politiques et culturels, les Mélanésiens ne subirent pas pour autant passivement la situation du contact colonial. Les lignes de force de la société traditionnelle, restées sous-jacentes, ne demandaient qu’une chose : réapparaître. La société mélanésienne, que l’on croyait être devenue un « vide culturel », avait en réalité conservé son identité et une indubitable aptitude à se reconstruire. Preuve en est, l’indépendance du Vanuatu en 1980, est accomplie au nom de la coutume et de la terre et va servir de véritable révélateur culturel. La terme de Kastom, revendiqué comme un cri de ralliement, va permettre un retour aux racines.

 



Tradition et Modernité

Ce détour par l’histoire nous permet de comprendre la portée réelle du Festival des Arts. Plus qu’une simple démonstration du savoir-faire et des arts locaux, ce festival est l’occasion de faire revivre les coutumes des ancêtres. Car si les Ni-Vanuatu ont su faire ressurgir l’ordre traditionnel après des années de colonisation, il est aujourd’hui difficile de lutter contre les effets de la mondialisation accélérée. Les contacts entre cultures, l’exportation du modèle occidental et l’arrivée des nouvelles technologies sont aujourd’hui responsables, partout dans le monde, de l’érosion des cultures singulières. Au Vanuatu, seuls quelques villages continuent de vivre selon l’ordre traditionnel et de perpétuer les coutumes ancestrales. En dehors de ces villages préservés, on vit aujourd’hui à mi-chemin entre culture mélanésienne et culture occidentale.

 



Le Festival des Arts est donc d’une importance cruciale. Il permet de réveiller les esprits et de perpétuer les croyances et pratiques traditionnelles transmises de générations en générations, croyances et pratiques qui tendent aujourd’hui à s’estomper, bien que toujours très présentes dans les esprits. Ce festival est également l’occasion pour des gens issus d’autres pays de découvrir ou redécouvrir les multiples facettes de la culture vanuataise. Des légendes aux danses, en passant par les contes, la magie, les dessins sur sable, le tissage de nattes et de paniers et la musique, ce festival a rassemblé des centaines d’artistes témoignant de la richesse culturelle du pays.

Le Festival National des Arts est la preuve que les Ni-vanuatu ont cette force inouïe de ne pas oublier leur passé et leurs traditions. La vague de la mondialisation peut bien venir s’échouer sur les côtes mélanésiennes et créer des bouleversements sociaux et culturels sans précédent, le Vanuatu, qu’on appelle « le pays qui se tient debout », est un des rares pays de ce monde à pouvoir se vanter d’avoir réussi à concilier tradition et modernité.

 

 
Nouvelle édition de Tôghàn

RENCONTRE AVEC MARCEL MELTHERORONG POUR LA NOUVELLE EDITION DE SON ROMAN TÔGHAN


Nous avons rencontré Marcel Melthérorong, musicien vanuatais né en 1975, qui a publié son premier roman, Tôghàn en 2007. Ce livre retrace l’histoire de Tôghàn, un jeune originaire du Vanuatu incarcéré dans une prison en Calédonie, terre où il a grandi. Cette semaine sort une deuxième édition, préfacée par Le Clezio, célèbre écrivain français.

D’où vient ton désir d’écriture ?

En fait j’ai travaillé pendant plusieurs années à l’Alliance Française, et j’ai pu rencontrer beaucoup de gens qui m’ont donné envie d’écrire. Des écrivains, des poètes. J’ai pu voir le plaisir que l’écriture leur procurait. Et puis surtout, j’ai eu envie de montrer aux jeunes d’ici qu’on peut écrire et partager des choses avec les lecteurs, et ce, sans forcément avoir fait d’études. Ici, l’école est payante et tout le monde n’a pas forcément la chance de pouvoir faire de longues études. Ce livre, c’est la preuve que l’on peut réussir si on s’en donne les moyens. Avec la maison d’édition de l’Alliance Française, jeunes et moins jeunes peuvent maintenant publier leurs écrits et partager leur vision de la vie. C’est aussi dans le but d’encourager les jeunes à écrire que j’ai décidé de publier Tôghàn.

Comment est né Tôghàn ?

En fait ce qu’il faut comprendre c’est que je n’ai jamais eu l’intention de publier. J’ai écrit ce livre pour moi. J’avais l’habitude d’écrire des chansons pour mon groupe, et puis je trouvais cela parfois trop court. Il y a des détails que l’on ne peut pas faire apparaître dans une chanson.  Alors un jour j’ai eu envie d’écrire une grande chanson. C’est de là qu’est né Tôghàn. Au début, c’était juste un texte de quatre ou cinq pages que j’avais écrites pour délirer après les Rencontres Francophones. Je l’ai ensuite fait lire à Georges Cumbo, avec qui je travaillais à l’époque à l’Alliance Française, et c’est lui qui m’a encouragé à le publier.



La première édition de ton livre est sortie en 2007. Comment a-t-elle été reçue ?

Elle a été très bien reçue, d’autant plus que c’était la première fois qu’un auteur francophone du Vanuatu publiait un livre. On en a pas mal parlé ici et en Calédonie. Je suis aussi allé au salon du livre, à Paris. Ça m’a fait bizarre, je n’avais pas l’habitude de voir autant de monde. J’ai également goûté au plaisir des séances de dédicace.

Cette nouvelle édition est préfacée par Le Clezio, un des grands auteurs de notre époque. Comment s’est passée cette rencontre ?

En fait, il a lu mon livre et m’a écrit une très belle lettre. Moi je ne savais même pas qui il était à l’époque. Et puis j’ai appris par la suite la grandeur du personnage. Il a d’ailleurs reçu le prix Nobel de Littérature l’année dernière. C’est vraiment quelqu’un de vrai, qui a envie que les générations se retrouvent dans les productions créatives. Il souhaite que l’on avance et que l’on arrête de parler du passé. Je suis vraiment honoré qu’il ait fait la préface de ce livre.


As-tu un autre livre en préparation ?


Oui, je suis en train d’écrire le deuxième, qui sera un peu la suite de Tôghàn. Mais je ne peux pas en dire plus pour l’instant.

 

 
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