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Fête de la Musique au Vanuatu
Young Life à la Fête de la Musique 2011
young life

Le Groupe Young Life jouera une nouvelle fois à l’occasion de l’édition 2011 de la Fête de la musique sur la grande scène ANZ. Le groupe existe depuis 2008. Seulement trois années à jouer du reggae, inspiré par le célèbre Sud Africain, Luke Dube et déjà de nombreux titres à son actif. Le groupe rafle tout sur son passage : le premier prix de “Wan Smol Reggae Naet », un titre sur la compilation ABC Pacific Break avec une apparition sur ABC Australia, et gagne sa place pour participer à un concert contre la corruption à Nairobi, au Kenya en avril dernier. Young life c’est une des révélations musicales de ces dernières années au Vanuatu.

Un groupe qui s’est affirmé au fil des années grâce à la célébration de la Fête de la Musique. Young Life est un fidèle, depuis sa création, le groupe participe à toutes les éditions de la Fête de la Musique.

 
Portrait de Jean-Louis Diamalouse, Responsable de l’organisation de la Fête de la musique à Mallicolo

Jean-Louis est l’animateur de l’Alliance française de Norsup. Pour la première fois il sera responsable de l’organisation de la Fête de la musique sur l’île de Mallicolo. Traditionnellement organisée à Lakatoro, il s’approprie cette manifestation culturelle qu’il affectionne particulièrement.

Il a déjà participé à la Fête de la musique à Port-Vila en 2004 avec son groupe Dioméga. Même s’il confie jouer de la guitare, il était pour cette édition en coulisse pour monter le matériel. Cette année par contre, en plus de la lourde tâche qui lui incombe, il passera sur le devant le scène avec une chanson, pour commencer…

La Fête de la musique à Norsup aura lieu devant l’antenne Alliance française, à côté des bureaux de la province. Elle débutera à 18h et se terminera vers 22h (soit disant !). Deux groupes de String band et un de pop music sont pour le moment inscrits mais d’autres devraient prendre le relais. Pour l’occasion un kava sera servi en début de soirée et de la kakae sera vendue sur place.

Jean-Louis avoue être stressé par le travail à venir. Entouré du comité de l’Alliance française de Norsup présidé par Jean-Jacques Tari et de volontaires, il devrait assurer ses nouvelles fonctions avec brio. Bonne chance et bonne fête de la musique aux habitants de Mallicolo.

 
Le duo incontournable de l’Alliance française, Marie-Claire et Aline

 

Marie-Claire et Aline ont fréquenté l’Alliance française dans la même période.

La première en tant que salariée et la seconde en tant que bénévole.

Ce ne fut que quelques années après qu’Aline a complété l’équipe comme employée.

Vous les connaissez certainement. Ce sont vos premières interlocutrices à l’Alliance française de Port-Vila. Elles sont de tous les événements culturels.

Après des dizaines d’années passées à l’Alliance, autant vous dire qu’elles savent de quoi elles parlent quand on évoque la Fête de la musique. A l’unisson les deux sont ravies de participer à l’organisation de cette aventure.
En tant que spectateur, nous sous estimons souvent le travail que cela représente. Il s’agit bel et bien d’une aventure qui commence bien avant le 21 juin.
Marie-Claire est responsable de l’approvisionnement en nourriture et en boisson pour les musiciens. Au minimum 200 sandwiches et des centaines de litres d’eau à distribuer. Pour ce faire elle est aidée par les élèves de l’école hôtelière. Car plus il y a de scènes, plus il y a de musiciens plus il faut être organisé et nombreux pour n’oublier personne. En 2009 cela est arrivé. Certains musiciens ont eu le ventre vide mais pas pour longtemps. Chaque problème à sa solution. Encore une fois, les deux répondent d’une seule voix : « il n’y a jamais de problème. Tout se déroule toujours très bien. » Une année pourtant la pluie a obligé le groupe Edou, de Nouvelle-Calédonie, à se replier dans l’enceinte de l’Alliance française pour jouer. Une organisation de dernière minute qui ne semble pas les avoir marquée outre mesure !
 
Aline s’occupe du budget. Elle gère les devis et les dépenses occasionnés par la location de matériels, les transports, l’achat de nourriture, etc. Elle s’occupe aussi des inscriptions des différents groupes. Pour la plupart, elle les connaît. Aline est bercée dans la musique. Entre son mari, artiste aux multiples facettes, et ses enfants qui s’adonnent à la chanson et à la basse, elle est dans son élément. D’ailleurs ses enfants sont des spectateurs assidus de la Fête de la musique. Même enceinte de sept mois, elle était sur le front le 21 juin !

Pour Marie-Claire et Aline, la Fête de la musique est un formidable tremplin pour les jeunes musiciens. Ils peuvent se produire gratuitement sur scène et être confrontés directement à leur public.

Marie-Claire concède qu’elle aimerait bien pour une édition s’asseoir sur une natte avec ses enfants et être une spectatrice comme les autres !

Les deux tiennent à remercier l’Alliance française pour l’organisation de cette manifestation. Elles en oublient qu’elles en sont les principales actrices ! C’est nous qui les remercions de s’investir autant chaque année pour nous faire découvrir de nouveaux talents musicaux.
    
Comme aime à le dire Aline « Vive la Fête de la musique et que cela continue ! »

 
Rencontre avec Marcel Melthérorong, pionnier de la Fête de la Musique
Marcel collabore avec l’Alliance française depuis de nombreuses années sous différents aspects. Il a commencé comme musicien volontaire, a été employé pour gérer l’Alliance française de Tanna et pour effectuer certaines missions, puis est devenu un des artistes promu par l’Alliance en tant qu’écrivain avec son livre Tôghàn et en tant que compositeur interprète avec son groupe KRK. Il siège également souvent à l’Alliance pour jouer au piano, devant l’ordinateur ou au bar une tasse de café à la main pour le plaisir, pour rencontrer et partager, pour voir sa femme aussi…
Pour nous il revient sur ces années passées à organiser la Fête de la Musique.

« La Fête de la Musique c’est une journée de musique pour le public mais des mois de préparation pour les organisateurs ». Le ton est donné.
En effet beaucoup de choses sont à prendre en considération, en commençant par la réservation des lieux comme la scène du bord de mer, avertir la police, demander à fermer certaines rues. Cela nécessite des autorisations auprès des services compétents et de jouer inlassablement avec les changements de gouvernement qui retardent bien évidemment les permissions. « La construction des scènes était également à la charge des volontaires. Il n’en existait pas au début. Maintenant on peut en louer. »

Marcel a commencé l’organisation de la Fête de la Musique à Tanna en 1997. Il était tout seul. Ensuite il a pris des galons et fut responsable en 1999 de préparer celle de Port-Vila.
A cette époque les musiciens se produisaient sur une seule scène installée au marché. Toutes les tables étaient collées les unes aux autres et recouvertes de contreplaqué pour consolider cet assemblement. Quand les moyens manquent il faut jouer d’ingéniosité !
Pour la technique idem, le « matos » n’était pas disponible. Il fallait connaître la population mélomane de Port-Vila pour «leur demander des enceintes, des instruments de musique, des micros, des ampli… aller de Pango à Tagabe pour trouver des câbles... »
Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Le comité organisateur de Fest’Napuan a investi dans de l’équipement professionnel, l’Alliance française, l’Ambassade de France et le gouvernement du Vanuatu se sont équipés d’une sono et des magasins de location permettent de trouver le nécessaire. Mais cela ne signifie pas que la tâche soit plus aisée. Certes les contacts sont connus et l’expérience facilite les déconvenus mais plus les années passent et plus la Fête de la musique évolue.

Le nombre de scènes augmente pour répondre à la demande. De plus en plus de groupes  souhaitent intégrer la liste des artistes qui se sont produits lors de la Fête de la Musique. « Des groupes de Nouvelle-Calédonie interviennent également sur le sol vanuatais pour apporter outre la diversité musicale un véritable échange entre les deux territoires voisins, proches. » Une volonté de toujours faire mieux qui nécessite désormais la coordination d’une équipe.

« En 2000, le personnel de l’Alliance française de Port-Vila est associé à la gestion de cet événement. La Fête de la Musique commence à obtenir son identité à Port-Vila. Elle n’est plus assimilée en partie à la Fête de la francophonie mais se positionne de plus en plus comme la journée de la musique. » La nuit où tous les habitants de Port-Vila et de ses environs installent leurs nattes sur le bord de mer et se laissent enivrer par la musique. Le développement de parrainage accroît considérablement le budget. La communication s’intensifie pour diffuser l’information auprès d’un plus large public. Des idées naissent aussi comme celle de créer la Fête de la Musique autour d’Efate.
« Une véritable expédition se met en place pour faire jouer des groupes dans différentes communautés. La route n’est pas ce qu’elle est aujourd’hui. C’était une piste faite de trous, inondée à certains endroits, du matériel à transporter, des sources d’électricité à trouver, des musiciens à gérer » ; l’expérience reste un bon souvenir mais ne se renouvellera pas, trop chronophage et  trop dispendieuse.

Aujourd’hui aussi ce sont les îles qui prennent le relais. Les antennes de l'Alliance française se développent et créent l’événement également. Après Luganville sont venus Nereningman (Motalava), Lowanatom (Tanna), Norsup (Mallicolo).
L’avenir de la Fête de la Musique au Vanuatu passe indéniablement par son essor dans les îles pour qu’un jour dans tout l’archipel résonne une belle cacophonie musicale le 21 juin.

Pour Marcel, l’organisateur de la Fête de la Musique, cet événement représente beaucoup de pression et requiert une grande polyvalence. Pour Mars, l’artiste qui participe sur scène, ce fut une occasion d’être révélé, de rencontrer son public et de découvrir de nouvelles émotions sur les planches. Enfin pour M. Melthérorong, la Fête de la Musique c’est « la mise en valeur de la créativité des jeunes, un vrai tremplin, un hymne à l’expression et à un respect des autres. La possibilité aussi d’avoir pu apprécier des groupes comme Tropic Tempo et les Flying claquettes rouges. »

Cette année, c’est sûr, il le confirme c’est la dernière fois qu’il l’organise. « Il faut passer le relais. »

 
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